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Les multiples motivations à faire un projet QSF


Dernier ajout : 14 février 2019, par Terre Sans Frontières (TSF)

Les multiples motivations à faire un projet QSF par
Élisabeth Marceau - Terres Sans Frontières, Équateur

Il y a plusieurs années déjà, du haut de mes huit ans, je rêvais de pouvoir partir en Afrique afin d’y construire des écoles, des maisons et d’y aider les gens dans le besoin. Je pensais que ce serait une bonne façon de contribuer à rendre le monde meilleur et surtout, à accomplir un projet qui me rendrait utile. Pourtant, à ce moment-là, un tel projet semblait relever d’un monde irréel et inatteignable et jamais dans mon esprit de petite fille, je n’en ferais partie.

Depuis trois ans déjà, j’étudie en physiothérapie à l’Université de Montréal (un domaine qui me passionne énormément) et c’est là que j’ai entendu parler du projet Équateur organisé par l’organisme Terres Sans Frontières (TSF) en collaboration avec le programme de Réadaptation. Voici la première pensée que j’ai eu : cela demande du temps, de l’argent et une bonne dose de courage pour commencer un tel projet et je ne suis pas sûre de pouvoir y arriver. Le rêve que j’avais enfant (et même mieux puisqu’il parlait maintenant d’entraide et de solidarité) se déroulait devant mes yeux et je n’avais pas la force de le saisir. Je sais que nous nous disons tous que nous avons des amies formidables, mais les miennes m’ont poussée à sortir de ma zone de confort, à accepter les défis et tous les aspects positifs que cela représentait, tout simplement à rendre ce projet vrai. Et je ne pourrais jamais assez les remercier pour ce qu’elles ont fait. Une phrase a aussi retenue mon attention et m’a beaucoup fait réfléchir :

“Pour se mettre en marche, il suffit d’avoir 5% de réponses à ses questions ; les 95% restants viennent le long du chemin. Ceux qui veulent 100% de réponses avant de partir restent sur place.”


-  Mike Horn, explorateur et aventurier

Me voilà donc participante d’un projet de coopération internationale dans une école spécialisée à Ricaurte : La Unidad Educativa Especializada Nuestra Señora del Carmen. C’est à cet endroit que nous partons, six étudiantes en physiothérapie et une accompagnatrice, pour échanger avec des physiothérapeutes et des enfants avec déficiences physiques et mentales.

Pourquoi participer à un échange comme celui-ci ? Autant au niveau professionnel que personnel, les motivations sont multiples et chacune de ces motivations va permettre de nous faire grandir durant cette expérience.

Pour ce qui est de la physiothérapie, plusieurs défis devront être relevés au quotidien durant ce séjour. Cela va nous permettre de pratiquer notre capacité d’adaptation aux différentes situations, nous ne connaissons, ni leur système de fonctionnement, ni le matériel présent. Nous savons aussi que plusieurs jeunes présentent des déficiences de toutes sortes (surdité, cécité, utilisation d’aides techniques), nous allons donc devoir être en mesure d’adapter nos jeux, nos consignes et surtout de s’assurer que tous les jeunes soient inclus. Nous allons aussi devoir travailler sur notre capacité à communiquer en utilisant des consignes en espagnol, simples et comprises par tous les jeunes. Nous devrons également bâtir un projet de A à Z qui a trait à l’inclusion sociale en Équateur. Ce dernier va nous permettre de développer notre autonomie, notre débrouillardise et notre capacité d’analyse. Toutes ces qualités sont très importantes en physiothérapie et vont nous permettre de nous améliorer dans notre vie professionnelle.

Pour ce qui est du plan personnel, je crois que c’est à ce niveau que nous avons le plus d’attentes. Tout d’abord, un tel projet va nous permettre d’en apprendre plus sur nous-mêmes, de connaître nos limites et nos capacités et d’avoir une meilleure ouverture d’esprit face aux enjeux qui se déroulent à travers le monde. Le fait d’être dans un autre pays va aussi nous sortir de notre zone de confort et ce, dans tous les aspects suivants : autant au niveau de la langue, de la culture, des coutumes et des habitudes de vie. Au Québec, nous vivons dans une société où le stress règne et où prendre le temps de s’arrêter ne fait pas parti de nos plans. L’Équateur a donc beaucoup à nous apprendre à ce niveau. Aussi, de par notre profession en santé, nous ne parlons jamais des enjeux et inégalités existants ailleurs dans le monde. Ce projet nous offre donc l’opportunité de s’engager dans l’inclusion sociale et dans la lutte pour l’égalité entre les hommes et les femmes en Amérique Latine. Durant toutes les étapes de ce projet, l’esprit d’équipe doit être très présent, nous devons nous entraider et apprendre à travailler avec les autres. Les liens tissés au cours de ce voyage feront partis de nous pour le restant de notre vie.

Partir en Équateur représente pour nous une chance immense et nous comptons profiter de chaque instant, chaque moment qui s’offrira à nous. Pourquoi sommes-nous motivées à participer à un projet QSF ? Pour toutes ces réponses et parce que nous sommes des femmes qui veulent laisser leur trace, avoir un impact sur les autres et surtout, pour nous permettre de devenir des plus grandes personnes.

Toute l’équipe du projet Équateur 2019
Terres Sans Frontières


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