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CSW70 | Table ronde du Collectif québécois des féminismes en dialogue (CQFD)

Situations et résistances des femmes en contexte de recul de l’État de droit
Cas de l’Afghanistan, du Soudan, d’Haïti et du Guatemala
- 12 mars 2026 de 10h30 à 12h30 (HNE) via Zoom
- Interprétation offerte en français, anglais et espagnol
De l’Afghanistan, d’Haïti, du Guatemala et du Soudan, quatre conférencières mettent de l’avant les résistances et les oppressions subies par les femmes sous le recul de l’État de droit en contexte de montée de l’extrême droite.
Conférencières[1]
- Claudia González Orellana (Guatemala), avocate, ex-procureure en chef de la Commission internationale contre l’impunité au Guatemala (CICIG)
- Danièle Magloire (Haïti), sociologue, porte-parole de l’ONG féministe Kay Fanm
- Mahasin Dahab (Soudan), professionnelle des politiques publiques et du plaidoyer pour la justice sociale et la paix au Soudan et dans la Corne de l’Afrique
- Mary Akrami (Afghanistan), Fondatrice et présidente, Réseau international des femmes afghanes (Afghan Women’s Network International -AWNI)
Pour participer
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CSW70 | Roundtable discussion organized by the Collectif québécois des féminismes en dialogue (CQFD)

Women’s Realities and Resistance Amid the Erosion of the Rule of Law
Evidence from Afghanistan, Sudan, Haiti and Guatemala
- March 12, 2026, from 10:30 a.m. to 12:30 p.m. (EST) via Zoom
- Interpretation offered in French, English and Spanish
Drawing on experiences from Afghanistan, Haiti, Guatemala and Sudan, four speakers highlight women’s resistance to oppression and threats to their rights amid the rollback of the rule of law and the rise of the far right.
Speakers:
- Claudia González Orellana (Guatemala), lawyer, former Chief Prosecutor of the International Commission against Impunity in Guatemala (CICIG)
- Danièle Magloire (Haiti), sociologist and spokesperson for the feminist NGO Kay Fanm
- Mahasin Dahab (Sudan), public policy and advocacy professional for social justice and peace in Sudan and the Horn of Africa
- Mary Akrami (Afghanistan), Founder and President, Afghan Women’s Network International (AWNI)
Registration is required via this link
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CSW70 | Mesa redonda del Collectif québécois des féminismes en dialogue (CQFD)

Situaciones y resistencias de las mujeres en un contexto de retroceso del Estado de derecho.
Los casos de Afganistán, Sudán, Haití y Guatemala.
- 12 de marzo de 2026 de 10:30am a 12:30pm (hora del Este) a través de Zoom
- Se ofrece interpretación en francés, inglés y español
Desde Afganistán, Haití, Guatemala y Sudán, cuatro ponentes destacan la resistencia a la opresión que sufren las mujeres y a las amenazas a sus derechos, en un contexto de retroceso del Estado de derecho y de auge de la extrema derecha.
Ponentes :
- Claudia González Orellana (Guatemala), abogada, ex fiscal jefe de la Comisión Internacional contra la Impunidad en Guatemala (CICIG)
- Danièle Magloire (Haití), socióloga, portavoz de la ONG feminista Kay Fanm
- Mahasin Dahab (Sudán), profesional en políticas públicas y defensa de la justicia social y la paz en Sudán y el Cuerno de África
- Mary Akrami (Afganistán), fundadora y presidenta de la Red Internacional de Mujeres Afganas (Afghan Women’s Network International, AWNI)
Inscripción obligatoria en este enlace.
[1] Les panélistes :

Claudia González Orellana est une avocate guatémaltèque engagée depuis plus de vingt-cinq ans dans la défense des droits humains et la lutte contre la corruption. Elle a travaillé au sein d’organisations emblématiques telles que l’Office des droits humains de l’Archevêché du Guatemala, la Fondation Myrna Mack et la Commission internationale contre l’impunité au Guatemala (CICIG), où elle a contribué à des enquêtes visant de hauts responsables publics. Après avoir défendu des juristes criminalisés pour leur travail en faveur de la justice, elle a elle-même été poursuivie pénalement dans un contexte dénoncé par de nombreuses organisations comme une forme de représailles pour son engagement.

Danièle Magloire, de formation en sciences sociales, elle enseigne et réalise des travaux de recherche. Militante féministe de longue date, elle a contribué à la création de différentes organisations de défense des droits des femmes et de groupes féminins. Elle est une dirigeante de l’organisation féministe Kay Fanm (Maison des femmes), spécialisée dans la violence envers les femmes. Elle a coordonné les travaux de la Concertation nationale contre les violences faites aux femmes pour l’élaboration des politiques publiques ainsi que ceux du Collectif contre l’impunité pour les poursuites judiciaires relatives à la dictature des Duvalier. Elle est membre d’honneur de l’association féministe martiniquaise Culture Égalité. Elle est impliquée dans la FOKAL (Fondation connaissance et liberté) au niveau du Conseil d’administration et des actions en lien avec les droits humains.

Mary Akrami est une militante afghane qui a joué un rôle transformateur dans l’élaboration de politiques, la création d’espaces sûrs pour les femmes et la promotion de la paix en Afghanistan et au-delà. En 2003, comme directrice exécutive du Centre afghan de développement des compétences des femmes (AWSDC), elle a créé le premier refuge pour femmes en Afghanistan, accueillant des femmes fuyant la violence domestique, les mariages forcés et les abus. Cette initiative a non seulement permis d’offrir une protection, mais aussi d’autonomiser les femmes grâce à l’éducation, à la formation professionnelle et au soutien psychologique. Mary Akrami a également dirigé l’Afghan Women’s Network (AWN), la plus grande coalition de femmes en Afghanistan. Elle a joué un rôle crucial dans la promotion de politiques favorisant l’égalité des sexes, notamment la loi sur l’élimination de la violence à l’égard des femmes (EVAW). Elle a lancé des shuras (conseils) pour la paix dans différentes provinces et participé aux négociations de paix afghanes avec les talibans à Doha en 2019. Elle a aussi été membre du Haut Conseil pour la réconciliation nationale (HCNR), garantissant la représentation des femmes dans le processus de paix en Afghanistan.

Mahasin Dahab est une féministe soudanaise, professionnelle des politiques publiques et du plaidoyer. Elle est cofondatrice du mouvement féministe Midanik et dirige actuellement Dahub Consultancies, un cabinet de conseil axé sur la localisation qui soutient les politiques, la recherche et le développement institutionnel menés localement dans des contextes de conflit et de transition. Mahasin a précédemment dirigé les archives soudanaises sous l’égide de Mnemonic, où elle a supervisé des efforts cruciaux pour documenter les crimes et les violations des droits humains depuis 2019, contribuant ainsi aux processus de responsabilisation, de justice et de construction de la mémoire liés au Soudan. Elle est l’auteure d’un cadre centré sur les survivants et les survivantes de violences sexuelles liées aux conflits (CRSV), fondé sur des approches féministes et décoloniales. Mahasin est titulaire d’une licence en sociologie, anthropologie sociale et sciences politiques, ainsi que d’un diplôme de troisième cycle en communication de masse.


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