Une délégation jeunesse de l’AQOCI participe à la 31e Conférence des parties (COP31) qui se déroule en novembre 2026 en Turquie
Les crises climatiques s’intensifient et leurs impacts touchent de manière disproportionnée les populations les plus vulnérables à travers le monde. Face à cette urgence, l’AQOCI encourage la jeunesse québécoise à participer aux espaces de négociations internationales sur le climat pour porter une voix solidaire, exiger la justice climatique et défendre les droits des communautés les plus affectées.
C’est dans cet esprit que l’AQOCI a constitué une délégation jeunesse qui participera à la COP31 sur les changements climatiques du 9 au 20 novembre 2026 à Antalya, en Turquie.
Les délégué.es jeunesse

Alix Lalsaga
Je suis une étudiante à la maîtrise en évaluation environnementale à l’Université Concordia. Mon parcours se situe à l’intersection de la justice climatique, du financement climatique, de l’agroécologie et de l’action communautaire. J’ai notamment travaillé avec jeunes volontaires pour l’environnement en Côte d’Ivoire, où j’ai contribué à des activités de sensibilisation climatique, de formation en agroécologie, et de résilience auprès de communautés vulnérables. Je suis également engagée auprès du Collectif ABITAT en financement climatique et bénévole en environnement dans le projet Femmes en Action de la Fondation Paul Gérin-Lajoie. Je souhaite participer à la COP31 et au Sommet des peuples afin de porter une voix engagée entre le Québec et le Sud global, apprendre des mouvements citoyens et contribuer à une transition écologique juste, inclusive et ancrée dans les réalités des communautés.

Destiny Katsitsatekanoniahkwa Lazore
Je m’appelle Katsitsatekanoniahkwa, « Fleur Dansante, » et je suis membre du clan du Loup de la nation Kanien’kehá:ka. J’ai grandi dans la maison longue, où on m’a enseigné que nous sommes les gardiens du territoire, simplement de passage sur celui-ci. La Terre n’est pas quelque chose qui nous appartient, mais plutôt quelque chose à quoi nous appartenons, et nous avons la responsabilité d’en prendre soin pour les sept prochaines générations. Dans ma communauté, le monde naturel n’est pas réduit à des « ressources » ni mesuré en acres; il est compris comme vivant. La langue reflète cette relation : quand le territoire est présenté comme un objet, il devient plus facile à exploiter; lorsqu’il est reconnu comme vivant, cela exige une responsabilisation. La COP31 est un espace où des décisions concernant les terres autochtones sont souvent prises sans une participation autochtone significative, et je veux contribuer à changer cela. Je suis prête à participer en tant que personne capable de naviguer dans les espaces politiques et de ramener ces connaissances à ma communauté.

Nat Alexander
Nat Alexander (elle/iel) est une organisatrice communautaire, animatrice, conférencière et leader du milieu sans but lucratif établie à Montréal. Son action s’articule autour de la mobilisation pour le climat et l’environnement, de la souveraineté alimentaire et du développement des ressources, guidée par la conviction que l’épanouissement collectif repose sur la dignité, le sens de la vie et la liberté d’imaginer au-delà de la simple survie. Nat occupe actuellement le poste de directrice générale par intérim de Black Eco Bloom, où elle contribue à bâtir un réseau national destiné aux femmes noires et aux personnes de genres divers dans les secteurs du climat et de l’environnement. Elle participe à la COP31 afin de mieux comprendre les négociations internationales sur le climat, de voir comment les décisions prises dans ces instances se traduisent en résultats concrets, et d’apprendre des jeunes, des femmes, des mouvements des communautés noires et autochtones ainsi qu’avec eux, dans le but de renforcer la mobilisation pour le climat au Québec et au Canada.

Sarah Kabrit
Originaire du Liban et aujourd’hui établie à Montréal, Sarah Kabrit est agente aux réseaux sociaux chez Développement et Paix – Caritas Canada. Passionnée par la justice climatique, les droits humains et la solidarité internationale, elle croit que les histoires ont le pouvoir de rapprocher les gens et d’inspirer le changement. À travers son travail, elle crée des contenus qui rendent les enjeux mondiaux accessibles et qui mettent en valeur les voix des partenaires de l’organisation partout dans le monde. Elle est enthousiaste à l’idée de représenter la jeunesse québécoise à la COP31 et de partager cette expérience avec d’autres jeunes à son retour.

Wahariwakeron Kirby
Je m’appelle Wahariwakeron Kirby. Je suis technicien adjoint au Bureau de la protection de l’environnement de Kahnawake. Je réside actuellement à Kahnawake et je m’identifie comme Haudenosaunee. Fort d’une formation en sciences de l’environnement et de mon vécu en tant qu’Autochtone, j’espère beaucoup apprendre au contact des délégations, en découvrant leurs points de vue et leurs approches face aux enjeux actuels, ainsi que leurs méthodes de coopération. Je souhaite mettre à profit les connaissances acquises lors de cette expérience au sein de ma communauté afin d’y amorcer un changement positif et concret.

Zixuan Fang
Étudiant en sciences humaines, je suis passionné par les enjeux environnementaux depuis mon jeune âge. À 14 ans, j’ai commencé à m’impliquer en politique municipale. Cette première expérience m’a permis de comprendre que l’avenir est entre nos mains et que nous devons agir collectivement pour provoquer des changements concrets. Mon engagement s’est ensuite poursuivi au sein du comité environnemental de mon école, puis auprès du Lab22, un organisme à but non lucratif consacré à la transition socioécologique et à la mobilisation de la jeunesse pendant près de 2 ans. J’ai également participé à une campagne politique provinciale. Cette expérience m’a permis de mieux comprendre le fonctionnement des institutions démocratiques, l’importance de l’engagement citoyen ainsi que la manière dont les décisions politiques peuvent influencer les actions environnementales. Pour moi, participer à une Conférence des Parties (COP) représente une occasion exceptionnelle d’aller au-delà de ce qui est présenté dans les médias. Je souhaite découvrir ce qui se passe réellement derrière les annonces publiques et mieux comprendre les différentes positions, les intérêts et les compromis qui façonnent les décisions internationales. Cette expérience me permettrait également d’observer concrètement le processus d’une négociation climatique entre les différents États et acteurs concernés. Je souhaite finalement transmettre ces apprentissages à d’autres jeunes afin de les encourager à s’informer, à s’engager et à contribuer activement à la transition écologique.


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