- Date : Jeudi 5 février 2026 15h30 à 17h
- Lieu : Salle Clark, Maison du développement durable, 50 Sainte-Catherine Ouest, Montréal
Dans le cadre de la Semaine du développement international, l’AQOCI vous invite à un panel inspirant sur les retombées de la COP30 et du Sommet des peuples qui se sont tenus à Belém, au Brésil, en novembre 2025. Écoutez les témoignages et les analyses critiques des jeunes militant·es de la délégation de l’AQOCI qui ont participé à ces deux événements d’envergure internationale.
Animation : Katherine Robitaille
L’événement est gratuit et ouvert au grand public. Il sera disponible au format hybride: en personne et en ligne.
Le panel sera suivi d’un 5 à 7 ludique et engagé pour lancer la bande dessinée « Debout pour un monde juste » de Nancy Roberge ainsi que les deux premiers épisodes de la saison 4 du balado Prendre part sur l’action climatique.
Pour participer :
Animation : Katherine Robitaille
Panélistes :

Albert Lalonde
Albert Lalonde milite pour la justice climatique et sociale en s’engageant dans diverses luttes populaires à Tiohtià:ke/Mooniyang et à l’international. En tant que juriste, iel agit à titre de directeur·ice de la recherche pour le Future Generations Tribunal, travaillant à établir les droits collectifs des générations futures par le biais de délibérations mondiales menées par des enfants et des jeunes.
À la Fondation David Suzuki, Albert dirige des projets à l’intersection de la justice climatique, de l’innovation juridique et des arts. De 2019 à 2023, Albert a été co-porte-parole et l’un·e des organisateur·ices principal·es du mouvement étudiant québécois pour la justice climatique. Iel est également plaignant·e dans l’affaire La Rose c. Canada quant à la responsabilité du gouvernement fédéral à l’origine de la crise climatique. En participant et en créant divers espaces internationaux, Albert œuvre à former des solidarités globales durables et transformationnelles entre mouvements sociaux.
Photo: Yixin Cao

Hadishrayen Diego Gros-Louis
Hadishrayen Diego Gros-Louis est un jeune Wendat et Innu de 19 ans. Son nom traditionnel, Ha’dishrayen, signifie « celui qui voit les deux astres » — le Soleil et la Lune. Issu d’une lignée de chasseurs, guides et trappeurs, il poursuit cet enracinement à travers l’action concrète, les médias et l’engagement politique.
À l’âge de 9 ans, il était déjà chef responsable de l’environnement à l’école primaire de Wendake, Ts8taïe. Il est guide depuis quatre ans au musée Huron-Wendat. Étudiant en sciences politiques à l’Université d’Ottawa, chroniqueur à Radio-Canada Ottawa, il contribue également au développement de programmes du CEPN (Conseil en éducation des Premières Nations) pour la création de la première université autochtone au Québec, la Maison des savoirs.
Il souhaite participer à la COP30 et au Sommet des peuples pour faire entendre les voix autochtones, porter les revendications des nations et contribuer à une justice climatique enracinée. Il milite pour la protection des territoires, des campements et des sites coutumiers traditionnels. Il a coordonné un projet de jardins traditionnels wendat des Trois Sœurs, comptant 150 monticules, protégé le parc Yarontout à Wendake par la mobilisation politique, et défend la mise en valeur des aires protégées comme Yaniennondeh’ — forêt encore vierge, riche en biodiversité et en mémoire vivante.
Très jeune, il a participé aux manifestations du mouvement Idle No More, aux côtés de sa mère. Ces expériences guident aujourd’hui son engagement profond pour la mise en place de solutions enracinées, autonomes et durables, au service des territoires et des droits des peuples autochtones.

Laura Fontaine
Laura Fontaine est Innu de la communauté de Mani-utenam. Elle s’implique dans la préservation de sa langue, de sa culture et dans la défense du territoire, qui enracinent à la fois son engagement et son identité. Depuis quelques années, elle agit aussi pour la protection de la Terre-Mère, guidée par un sens de responsabilité envers les générations à venir.
Elle souhaite participer à la COP30 et au Sommet des Peuples pour faire entendre la voix des Premiers Peuples. Pour elle, les savoirs autochtones, intimement liés au territoire, ont toute leur place dans les réflexions sur la crise climatique.
Ces rencontres représentent une occasion d’échanger, de tisser des liens et de contribuer à des solutions ancrées dans la justice, le respect et la collaboration entre les peuples.

Marie-Jeanne Eid
Actuellement étudiante au deuxième cycle en travail social à l’Université du Québec en Outaouais, Marie-Jeanne est portée par un engagement profond envers la justice sociale et la solidarité internationale. Son expérience de recherche au sein du Centre interdisciplinaire de développement international en santé (CIDIS) lui a fait découvrir la complexité des enjeux sociaux et climatiques ainsi que leurs impacts différenciés sur les groupes marginalisés, plus particulièrement les femmes et les personnes de minorités sexuelles et de genre.
Souhaitant amplifier les voix de communautés du Sud global, c’est avec humilité, curiosité et conviction qu’elle entame cette première expérience à la COP 30 et au Sommet des peuples. Elle aspire à faire converger les luttes en créant des réseaux locaux et transnationaux plus résilients et solidaires, une rencontre à la fois.

Samuel Rainville
Samuel Rainville est Innu de Pessamit et Québécois. Il consacre sa vie à bâtir des ponts entre les Premiers Peuples et la société québécoise. Directeur des relations et de l’engagement auprès des Premiers Peuples à l’UQTR, il œuvre à transformer les milieux universitaires en favorisant l’adoption des meilleures pratiques en éducation autochtone.
Ambassadeur chez MIKANA et président du Conseil d’administration du Réseau jeunesse des Premières Nations du Québec et du Labrador, Samuel prête sa voix à celle d’autres jeunes autochtones dans les médias, auprès des institutions et dans les espaces de mobilisation pour la justice sociale, la justice environnementale et la protection du territoire.
Il souhaite participer à la COP30 et au Sommet des Peuples afin de tisser des liens avec les communautés autochtones du Brésil, nourrir un dialogue entre le Nord et le Sud, et faire rayonner les savoirs, les visions et les luttes de la jeunesse autochtone d’ici sur la scène internationale.


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