Déclaration conjointe des organismes de coopération internationale du Québec
Montréal, le 7 mai 2026 – Les organismes de coopération internationale (OCI) québécois cosignataires saluent l’engagement de 5,9 milliards de dollars en financement climatique international contenu dans la Mise à jour économique du printemps 2026. À un moment où plusieurs pays se désengagent de leurs obligations climatiques internationales, le Canada choisit de renouveler le sien. Nous accueillons la reconnaissance des impacts des changements climatiques sur les femmes, les filles et les communautés vulnérables. Cette annonce confirme la direction que nos organismes ont portée auprès du gouvernement.
Cet engagement appelle de nouveaux programmes de financement climatique et le renouvellement des programmes existants, comme les Partenariats pour le climat. Les organismes canadiens et québécois de coopération internationale travaillent depuis des années avec des partenaires locaux du Sud global pour appuyer les communautés et les pays dans l’atteinte de leurs objectifs d’adaptation aux changements climatiques. Les prochains programmes doivent tirer parti de cette expertise et de cette mobilisation pour renforcer l’action climatique à l’international.
Pour concrétiser cet engagement, les prochains programmes doivent :
- placer l’égalité des genres et l’inclusion des communautés vulnérables au cœur des solutions climatiques. La mise à jour économique reconnaît que les femmes et les enfants ont 14 fois plus de risques de mourir lors de phénomènes météorologiques extrêmes. Ces communautés doivent participer pleinement à la conception et à la mise en œuvre des projets ;
- assurer une continuité avec les programmes actuels, comme les Partenariats pour le climat et Partenariats des peuples autochtones pour le climat, pour retenir les équipes spécialisées au Canada et consolider les acquis sur le terrain ;
- acheminer le financement sous forme de subvention par l’entremise des organismes canadiens de coopération, leurs partenaires dans le Sud Global et les communautés autochtones, qui ont l’ancrage et les relations de confiance nécessaires pour soutenir les solutions portées par les communautés ;
- prévoir des cycles de financement d’au moins cinq ans. L’adaptation aux changements climatiques requiert des transformations profondes qui se déploient sur plusieurs années. Des cycles longs permettent aux communautés de renforcer durablement leur résilience.
« Nos organismes sont prêts à collaborer avec le gouvernement pour faire des prochains programmes d’adaptation climatique un modèle d’inclusion et de durabilité : des programmes ancrés dans les communautés locales, portés par l’égalité des genres et déployés sur des cycles de financement à la hauteur des transformations requises », a déclaré Michèle Asselin, directrice générale de l’Association québécoise des organismes de coopération internationale (AQOCI).
Signataires
- Association québécoise des organismes de coopération internationale (AQOCI)
- CECI
- Développement international Desjardins (DID)
- Fondation Paul Gérin-Lajoie
- Inter Pares
- Mission inclusion
- Socodevi
- SUCO (Solidarité, union, coopération)
- UPA Développement international (UPA DI)
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Renseignements :
Martín Portocarrero Incio
Chargé de programmes, Environnement, Jeunesse et Sécurité
Association québécoise des organismes de coopération internationale (AQOCI)
mportocarrero@aqoci.qc.ca
Tél : 514 871-1086, poste 102


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